À propos de Temps d’un RasageRomain

En bref. Temps d’un Rasage est une boutique française de rasage traditionnel et d’entretien de la barbe, en ligne depuis 2014. Elle est tenue par Romain, qui a découvert le rasage traditionnel il y a une dizaine d’années en cherchant simplement à moins maltraiter sa peau. La sélection de produits est courte, éprouvée au fil du temps, et pensée pour durer.

Illustration d'un atelier de rasage traditionnel : blaireau, coupe-chou et savon à barbe

Comment on en arrive au blaireau et au rasoir à l’ancienne

Tout a commencé par une insatisfaction quotidienne, il y a une dizaine d’années, chaque matin, au moment précis où l’on se regarde dans la glace en se demandant pourquoi ça brûle encore. Comme tout le monde, j’utilisais un de ces rasoirs à cinq lames pivotantes vendus en grande surface, et ma peau me le faisait payer. Rougeurs, tiraillements, poils incarnés. Le genre de désagrément qui gâche discrètement le début de journée, sans jamais être assez grave pour qu’on s’en occupe vraiment.

En cherchant comment arrêter ça, je suis tombé sur le rasage traditionnel. Un rasoir en métal, une seule lame, un blaireau, un savon naturel. À peu près l’inverse de ce que l’industrie du rasage m’avait vendu jusque-là, dont la grande idée consiste, depuis trente ans, à ajouter une lame supplémentaire tous les trois ans et à appeler ça une innovation à grands coups de publicité télévisée.

J’ai essayé. Ma peau a cessé de protester. Je n’ai jamais fait marche arrière, ce qui, venant d’un homme qui change d’huile à barbe tous les mois, mérite d’être souligné.

Le rasage n’est plus une corvée, c’est un moment pour soi

Ce que je n’avais pas prévu, c’est que le geste compte autant que le résultat. Le rasage traditionnel demande cinq minutes de plus. Ces cinq minutes changent la nature de l’exercice : on passe d’une tâche expédiée entre deux notifications à un moment à soi, avant que la journée ne commence à réclamer son dû.

Il y a le bol, la mousse qu’on monte soi-même, l’odeur du savon artisanal, le bruit très particulier de la lame sur la peau. C’est un rituel, au sens propre, et c’est ce qui a donné son nom à la boutique. Le temps d’un rasage, pendant lequel personne ne vous demande rien.

Je ne prétends pas que cela règle grand-chose d’autre : à ce jour, le rasage traditionnel n’a réparé aucun lave-vaisselle. Mais commencer sa journée par cinq minutes tranquilles plutôt que par une agression, sur la durée, ça fait la différence.

Puis la barbe s’en est (em)mêlée

À l’époque où je m’y suis mis, l’offre française était ténue. On trouvait quelques rasoirs de sûreté, un peu de savon, et pour tout le reste il fallait commander à l’étranger, avec des compositions parfois douteuses. C’est ce manque d’offre et de clarté sur la qualité des produits qui a orienté la boutique vers une sélection sérieuse plutôt que vers un catalogue large.

Puis la barbe est devenue à la mode, et les demandes ont suivi. J’ai élargi l’offre aux huiles, aux baumes, aux shampoings et aux brosses, en appliquant la même règle qu’au rasage : peu de références, mais des références qui tiennent. J’ai moi-même adopté la barbe à ce moment-là. Contrairement à la mode, je n’en suis jamais reparti.

Aujourd’hui la boutique tient sur ces deux piliers, le rasage à l’ancienne et l’entretien de la barbe. Deux univers moins éloignés qu’il n’y paraît : dans les deux cas, il s’agit surtout de ne pas maltraiter sa peau, et accessoirement d’avoir l’air d’avoir choisi sa tête plutôt que de la subir.

Ce que j’utilise, moi

Une question revient souvent, alors autant y répondre franchement. Je ne teste pas l’intégralité du catalogue en permanence, et je me méfie beaucoup de ceux qui prétendent le contraire. Voici donc ce qui traîne réellement dans ma salle de bains.

Le shampoing à barbe Osma, en 200 ml, parce qu’un shampoing classique décape une barbe et qu’on s’en aperçoit assez vite. La brosse à barbe de poche en poils de sanglier de Lames & tradition, qui tient dans une poche sans donner l’impression qu’on transporte du matériel professionnel. Et côté huiles, je tourne. J’en change régulièrement, par curiosité autant que par métier, ce qui est une façon élégante de dire que je n’arrive pas à choisir.

Si vous voulez comparer, tout est là : les huiles à barbe et, plus largement, tout le rayon barbe.

Pour le rasage, c’est par ici.

Ce que vous trouverez ici, et ce que vous n’y trouverez pas

Vous trouverez une sélection courte de marques que je connais, françaises et allemandes pour l’essentiel, et des guides écrits pour répondre à la question posée plutôt que pour occuper la page. Quand je ne sais pas, je n’en parle pas. Quand un produit ne fait pas ce qu’on lui prête, je le dis aussi, y compris quand je le vends. C’est discutable pour le chiffre d’affaires du jour, et excellent pour à peu près tout le reste.

Vous n’y trouverez pas de promesse de barbe plus fournie, parce qu’aucune huile n’a jamais fait pousser un poil qui n’existait pas. Ni de catalogue à rallonge où l’on empile trois cents références en espérant que vous finissiez par tomber sur la vôtre.

Une question, un doute sur un choix de rasoir ou de blaireau ? Écrivez-moi. C’est moi qui réponds.


Portrait illustré de Romain, responsable de Temps d'un Rasage

Écrit par Romain
Depuis plus de dix ans, je fais vivre Temps d’un Rasage. Je me rase de près et je porte la barbe depuis presque aussi longtemps. Certains diraient que c’est contradictoire. Moi, j’appelle ça optimiser les tests produits.